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CTC du 26-01-2012

2°) Mise en œuvre de l’audit socio-organisationnel et du plan de prévention

 Centre d’écoute psychologique : une centaine de personnes ont appelé ce centre depuis l’été dernier, en majorité des ouvriers forestiers, ce qui montre bien que le mal-être n’est pas une vue de l’esprit.

 Le recrutement des assistants sociaux est terminé. A ce sujet, la CGT-Forêt a dénoncé la situation des départements français d’Amérique (DFA) : alors qu’il y avait jusque-là une assistante sociale employée à 80%, il y en aura désormais trois, une dans chaque département, employées respectivement à 20% en Guyane, 30% en Martinique et 30 ou 40% en Guadeloupe. Elles sont recrutées à partir d’une convention passée avec le ministère. Or, selon la CGT-Forêt, il leur sera difficile, pour ne pas dire impossible, d’assurer un travail social de qualité à seulement 20 ou 30% de leur temps.

Concernant l’audit proprement dit, la CGT-Forêt a lu la déclaration suivante :

 

La CGT-Forêt participe activement à cet audit et a appelé les personnels à répondre au questionnaire qui leur a été adressé début janvier.

 

Mais plusieurs questions se posent, qui nous conduisent à remettre en question la fiabilité et la crédibilité de cet audit.

 

En effet, le questionnaire en ligne, et très certainement aussi celui sur papier, ne dispose d'aucune sécurisation concernant l'accès, ce qui signifie que n'importe qui peut aller sur le site et remplir le questionnaire autant de fois qu’il le souhaite, ce qui s’apparente à du bourrage d'urnes...

 

Nous en avons fait la remarque au pilote du Comité de pilotage ainsi qu’au cabinet Capital Santé, lequel a en quelque sorte éludé la question en nous indiquant qu'il allait effectuer des échantillonnages de population. Cette réponse ne nous satisfait pas car cet échantillonnage va s’appuyer sur des données non contrôlées. En effet, une personne échantillonnée aura très bien pu remplir 500 questionnaires sans problème. 

 

Comment dès lors ne pas émettre des doutes sur la nécessaire objectivité de l’audit ? Quelles garanties de rigueur et de sérieux pourra-t-on avoir sur la suite du déroulement alors que la première opération (à priori la plus simple et la plus facile à mener) n'aura pas été menée correctement ?

 

Ces problèmes soulèvent plusieurs questions :

 

-       La société Capital Santé a-t-elle un moyen d'assurer un apurement des questionnaires redondants ? Comment fera-t-elle le tri ? Sur quels critères ?

-       Y aura-t-il des questionnaires "papier" diffusés aux personnels qui n'ont pas répondu ? En l'absence de lien personnel, comment savoir qui a répondu à l’enquête, et donc comment savoir a qui envoyer les questionnaires papier ?

 

Techniquement, cela n’aurait posé aucun problème de créer un lien unique par salarié de l'ONF et de désactiver ensuite ce lien. Pourquoi ne pas l’avoir fait ?

 

Cet audit nous paraît très mal parti et si rien ne change, sa fiabilité sera très fortement remise en cause et ses résultats entachés de suspicion, alors que son coût s’élève quand même à 240 000 euros.

 

Pour autant, fiable ou pas, crédible ou pas, il ne faut pas attendre de cet audit qu’il apporte une solution à tous les problèmes liés à l’organisation du travail ou au management qui, avec les suppressions d’emploi en cascade, sont selon nous les causes principales du mal-être général.

 

Les préconisations qui seront contenues dans le rapport d’audit seront des pistes certainement très importantes, à condition qu’elles soient bien fiables et crédibles, mais tout dépendra de ce qu’en fera la Direction. Voilà pourquoi nous réitérons notre proposition d’ouverture d’une négociation générale relative à l’organisation du travail et aux méthodes de management mises en œuvre à l’ONF, négociation qui pourrait justement s’appuyer sur les résultats d’un audit fiable et crédible. 

 

Notre scepticisme concernant la bonne foi de la Direction se fonde sur la manière avec laquelle celle-ci a géré les résultats de l’enquête climat social de 2004, mais également sur la lamentable déclaration contenue dans le journal Flash n° 108 de décembre 2011 qui incite les personnels à faire remonter auprès de l’Inspection Générale des idées sur ce qu’ils pourraient supprimer dans leur travail. Proposer aux salariés de se saborder eux-mêmes, au prétexte de simplification des procédures, est condamnable à plus d’un titre. Si c’est ça qui doit ressortir de cet audit socio-organisationnel, alors, la Direction générale aura vraiment tout faux.

 En réponse, on nous a assuré que l’ONF ne sera en aucun cas destinataire des données issues du dépouillement et que le cabinet Capital-Santé est en capacité de trier les réponses multiples provenant d’une même personne afin de n’en garder qu’une seule.

 A ce jour, 40% des personnels fonctionnaires et 20% des personnels contractuels de droit privé ont répondu à l’enquête.

 

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