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CR CE Octobre 2011

 

1°) Débat général

Rapport introductif :

Tour d'horizon de la situation sociale internationale, nationale et interne à l'ONF = plans d'austérité, accaparement des richesses produites par le travail de tous au profit d'une poignée de privilégiés que l'on appelle « les marchés », monde dominé par des logiques financières et économiques toutes entières dévouées aux intérêts particuliers de ceux-ci ; le contrat d'objectifs Etat/ONF répond à ces logiques via la RGPP qui vise à liquider des pans entiers de la Fonction Publique pour les livrer aux appétits de ces « marchés » ; mais heureusement, les mouvements de résistance montent partout en Europe et dans le monde, la journée du 11 octobre avait vocation d'en être un élément = bilan mitigé mais pas désarmant car il y a eu 250 à 300 000 manifestant(e)s sans compter les grévistes ; la CGT et parmi elle, la CGT-Forêt doit continuer son indispensable travail militant d'information des salarié(e)s, de recherche de leur unité, prélude à leur éventuelle mobilisation collective.

Elections du 20 octobre à l'ONF. Pour le CT Central, taux de participation pour la première fois sous la barre des 70% alors qu'il se situe d'habitude entre 70 et 73% (en cause = simultanéité de plusieurs scrutins, d'où complexité), la CGT-Forêt = 17,84%, c'est son plus haut score depuis 1990 mais elle ne gagne que 0 ,8% en terme de représentativité et obtient deux sièges, le SNUPFEN-Solidaires gagne 5,5%, le SNAF-UNSA-Forêts en perd 3,9% et la liste commune FO perd 2,9% si l'on prend en compte l'addition des scores du SNPA-FO et du SNTF en 2008. Pour les CT locaux, gros progrès de la CGT-Forêt à La Réunion (+12% et obtention d'un siège), en Guyane (+7,7%), en Martinique (+8% et obtention d'un siège), en Ile de France Nord-Ouest (+15% mais le SNAF-UNSA Forêts et EFA-CGC n'étaient pas présents), en Franche-Comté (+8% mais absence du SNAF-UNSA-Forêts et d'EFA-CGC), et, à un degré moindre, en Alsace et en Lorraine (+4 et +5% avec absence du SNAF-UNSA-Forêts et d'EFA-CGC), stabilité globale ailleurs pour la CGT-Forêt, gain pour le SNUPFEN-Solidaires (+8,7% en moyenne pour l'ensemble des scrutins). Pour la CAP des TSF, la CGT-Forêt, avec 19,8%, conserve son siège et gagne 2,2%, soit ce qu'elle avait perdu l'an dernier, le SNUPFEN-Solidaires progresse de 7% et gagne un siège sur le SNTF qui perd 9,2%, le tout avec une participation en baisse de 2,2%. Pour la CAP des attachés, la CGT-Forêt, absente des précédents scrutins, émarge à 16,07%, la participation ayant été élevée (78%). Pour la CCP des contractuels de droit public, la CGT-Forêt se maintient en nombre de voix mais perd son siège au profit d'EFA-CGC (dû à un nombre d'électeurs plus élevé, conséquence d'un recrutement important dans la catégorie A, ceux-ci semblant avoir voté plus massivement que les autres catégories). Et pour la CPS des IAE, le refus du SNUPFEN-Solidaires de reconduire une liste commune avec la CGT-Forêt a entraîné la perte du siège commun au profit d'EFA-CGC, ceci étant, la CGT-Forêt émarge à 12,41% et progresse de 3% par rapport à 2006 et de 6% par rapport à 2000, le tout sous une forte participation (76%).

Pour ces élections, trois grands constats = il semblerait que les cadres A ont davantage voté que les autres catégories de personnels, ce qui reflète ce qui se passe au niveau des élections politiques mais ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle, stabilité de la CGT-Forêt, mais pas de progrès net, et tout se passe comme si le SNUPFEN était en train de regagner le terrain qu'il avait perdu dans les années 1990, au moment de la création du SNTF et de la poussée du SNAF.

Débat :

Le bilan général de ces élections du 20 octobre à l'ONF est bon pour la CGT-Forêt, même s'il doit nous interpeller et si rien n'est facile à analyser. En effet, on peut être déçu des résultats au vu du gros travail fourni entre autres par les élus et les représentants CGT-Forêt dans les instances. Et puis, il y a eu une campagne de terrain, certes inégale, mais pas négligeable : c'est ça qui a payé là où elle s'est révélée la plus active. Car tout est lié à notre travail de terrain et à nos forces militantes de proximité.

Le grand enjeu pour le proche futur de la CGT-Forêt, c'est son renouvellement et son rajeunissement : c'est d'ailleurs ce qui fait la force du SNUPFEN-Solidaires. Ainsi, le vieillissement de la CGT-Forêt devient un problème central : il nous faut aller à la rencontre des jeunes qui arrivent à l'ONF et, pour ceux qui adhèrent, il convient de beaucoup mieux les accueillir. La formation peut pour cela être une des clés. En effet, la vie syndicale se construit à partir des militants et ça commence par la formation.

On a proposé au SNUPFEN-Solidaires de faire liste commune avec nous pour la CPS des IAE et pour la CAP des attachés. Son refus a conduit à la perte du siège commun chez les IAE, donc au rétablissement du monopole total d'EFA-CGC sur ce corps, et au ratage d'une place de premier, devant le SNPA-FO, chez les attachés... En refusant l'union, cette organisation porte donc une lourde responsabilité.

Mais le SNUPFEN-Solidaires devient de plus en plus sectaire et hégémonique, ce qui n'en fait pas une force de rassemblement, y compris et surtout auprès des personnels de droit privé où il est absent. Il revient donc à la CGT-Forêt d'effectuer ce travail de rassemblement auprès de toutes les catégories de personnels. On a déjà fait un bon travail et on s'en sort pas trop mal au vu des résultats électoraux. Ceux-ci peuvent même nous permettre d'aller plus loin dans cette dynamique de rassemblement. Ceci étant, ce travail doit certes demeurer une priorité stratégique pour la CGT-Forêt, mais il ne faut pas le faire n'importe comment.

Dans ce cadre, Pascal LECLERCQ écrira à toutes les organisations syndicales de l'ONF pour les inviter à une nouvelle rencontre commune afin de bonifier le rejet unanime qui s'est exprimé vis-à-vis du contrat d'objectifs.

La signature ou non du protocole d'accord d'avril-mai dernier semble n'avoir eu aucune influence sur le choix des électeurs. Le concernant, la CGT-Forêt ne l'a pas signé, ce n'est donc pas à elle de faire pression pour qu'il s'applique bien partout. Ceci étant, on ne peut pas faire non plus comme s'il n'existait pas puisqu'il a été validé, d'autant qu'il reprend quelques-unes des propositions que nous avions apportées au cous de la négociation (par exemple, sur l'égalité hommes-femmes).

De l'élection au CT Central va découler l'attribution des sièges au futur CHSCT Central. De même, dans chaque DT, DR et au Siège, les résultats des élections aux CT locaux vont déterminer l'attribution des sièges dans chaque CHSCT local. Les secrétaires de ces futures instances seront désignés parmi les représentants des personnels.

Il convient donc que la CE élabore une stratégie concernant ces futures désignations.

Notre médiatisation du récent suicide d'un agent patrimonial à l'ONF semble avoir été bien perçue par les personnels en général et les cadres en particulier : elle a été jugée sobre et retenue. Tout notre travail à propos des suicides et du mal-être au travail fait que dorénavant, les cadres, au moins intermédiaires, intègrent bien que l'organisation du travail porte une responsabilité dans ce mal-être.

Joseph ALBERTINO fait alors un point relatif à la commission d'enquête en cours suite au suicide cet été de Daniel NOIR. Entre autres, les représentants du personnel présents dans cette commission poussent pour l'établissement d'une déclaration d'accident que l'épouse de Daniel pourrait bien établir de son propre chef.

Le travail de cette commission a déjà mis en avant les problèmes consécutifs aux réorganisations récentes, comme la fusion des anciennes DT Centre-Ouest et Auvergne-Limousin et des agences Berry et Allier. Ces réorganisations ont entraîné des changements dans les méthodes de travail et au niveau du management : beaucoup de personnels les vivent très mal car ça correspond à un véritable « choc de culture ».

Il existe effectivement des conflits intimes liés aux valeurs professionnelles bafouées par les décideurs : pour de nombreux agents, le leitmotiv en arrivant dans un triage est de tout faire pour transmettre celui-ci à son successeur en l'ayant valorisé. Or, cette ambition intime est de plus en plus contrecarrée par les objectifs de la hiérarchie, ce qui fait que beaucoup de ces agents se battent plutôt pour « défendre » les forêts du triage contre ces objectifs qui apparaissent comme des perturbations.

Ce drame met donc bien en évidence l'influence néfaste des réorganisations.

L'organisation générale du travail et les méthodes de management sont les causes majeures du mal-être actuel, mais la direction ne le reconnaîtra que contrainte et forcée. Une des réponses possibles pourrait être la mise en place d'espaces de dialogue et la reconstruction de collectifs de travail. Sur ce point, il serait bon de laisser la parole aux personnels eux-mêmes.

Pour cela, il convient de réfléchir au principe d'une enquête menée par les militant(e)s CGT-Forêt qui iraient demander aux personnels de leur décrire une journée de travail type et de leur exposer quelles mesures, selon eux, seraient à prendre pour l'améliorer.

Mais le premier espace de dialogue et le premier collectif à faire vivre, c'est la vie syndicale et l'organisation syndicale : à nous de tout faire pour qu'il en soit ainsi bien que ce n'est pas facile car tout est fait pour individualiser et isoler les personnels dans un « repli sur soi » généralisé.

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